31 oct. 2009

Serie de concerts a Abu Dhabi ou comment comprendre la toute puissance de l'"Etat le plus riche des Emirats"

Quand Steph m'a propose d'aller au concert de Jamiroquai a Abu Dhabi j'avoue que je n'ai dit oui que pour lui faire plaisir, peut etre aussi un peu pour faire quelque chose de different...

Hier et apres 1h30 de route on arrive sur l'Ile de Yas a la peripherie d'Abu Dhabi dont la reputation d'Etat conservateur, lent et donc "boring", est bel et bien sur le point d'etre revolue!

On dit que pendant des annees Abu Dhabi a vecu dans l'ombre de Dubai et que cela a attise les jalousies et autres mesquineries tournant autour de l'ego.
Et que c'est pour ca que tout a ete mis en oeuvre recemment pour faire basculer la tendance.
Et en fait c'est vrai,on peut voir qu'Abu Dhabi a murement reflechi son developpement, a attentivement observe ceux de Dubai et a patiemment mis a profit les erreurs ou les brouillons de cette derniere pour arriver aujourd'hui a remporter son pari.

Meme pour Stephane qui travaille dans la Capitale et s'y rend donc tous les jours, l'Ile de Yas est epoustouflante.
Je decrivais Dubai comme une ville de gigantisme et de demesure?
Il va falloir revisiter mes classiques!

Entre autres, l'Ile de Yas, qui est l'hote du circuit de F1 est en pleine campagne marketing pour promouvoir le championnat et les facilites de l'Ile.
Au menu: des concerts gratuits pendant une semaine, une course apparemment exceptionnelle, etc...

Beyonce etait passee la veille, hier Jamiroquai, ce soir Kings of Leons, Dimanche Aerosmith... le tout gratuitement!!

Et on a ete bluffe! Tant au niveau de l'architecture qu'a celui de l'organisation des evenements et qu'a celui de la qualite du tout!

En ce qui nous concerne, le concert etait hallucinant, la scene immense et superbe, le son incroyable, l'effet de proximite etait flippant...bref, du grand art...Les concerts de Dubai ne tiennent plus la distance!

Aller, place aux images qui helas ne rendent pas du tout justice a l'Ile... a notre decharge on est arrive de nuit!

L'Hotel de Yas, a couper le souffle mais nul en photo...


On se dirige vers la scene.


En 1ere partie, DJ Bliss, un Emirati megalo fait son show.








"Conservateurs", nous?


Oh! Et il y avait meme une arene en hauteur, prevue pour les femmes Emiratis tres pratiquantes mais neanmoins hypes. J'ai adore regarder ces silhouettes noires se dechainer au son de Candy,Cosmic Girl, ou encore Traveling without moving!

20 oct. 2009

Inde- Goa J3- Rencontre de deux Mondes

Depart matinal pour la plage aujourd'hui, a pieds cette fois.
Steph est coince du dos et bebe a un mechant rhume mais cette petite excursion ne peut que leur faire du bien!





A peine arrives au bas du chemin Lola et Sonia nous sautent dessus.

Elles nous dirigent vers leur hutte, un peu en retrait de la plage, nous font gentiment asseoir sur des chaises en plastique de recup' et deballent leurs tresors.

Elles nous montrent TOUS leurs bijoux que Maya machonne consciencieusement l'un apres l'autre pour se retrouver la bouche maculee de colorant.





Apres avoir selectionne quelques pieces, je laisse Steph marchander et vais me ballader alentours.

Je rencontre Sara qui porte Nikita, 8 mois comme Maya, sur la hanche.



Sara a 2 autres enfants, de 2 ans et 4 ans qui s'occupent de leur cote. Elle ne sait pas trop ou ils sont mais elle les retrouvera ce soir...
Elle emmene Nikita partout car elle l'allaite encore. Elle fait le menage dans un hotel, Nikita sur la hanche.
Le matin tot et le soir elle vend ses bijoux sur la plage pendant que son mari pecheur est en mer la journee puis "au bar" le soir ou il se saoule avec les collegues.
Elle dit ca comme ca, naturellement et sans amertume.



On a le syndrome Gros Touriste Americain a cote de Sara et de son bebe.
Je me sens gauche, trop blanche, trop grande, trop accessoirisee, Maya trop joufflue, trop surprotegee, trop couvee... trop tout face a la simplicite que degagent ces deux belles Indiennes.
Chez elles, on sent que tout est essentiel, aucune place au superflue.
Moi qui rejette le consumerisme et passe pour une hippie attardee a Dubai, je me sens si superficielle et materialiste sur cette plage, la en cet instant!
Mais ca ne dure qu'un moment car Nikita me sourit.
Ses yeux sont soulignes de khol pour les proteger des infections et autres "malchances qui arrivent aux yeux", elle a de la pate noire sur la joue pour la protection en general et 2 bracelets en caoutchouc comme grigris.
Elle porte des boucles d'oreille car chez les hindouistes la coutume est de percer les oreilles de la nouvelle nee dans le mois suivant sa naissance afin que s'il lui arrive malheur, l'enfant trouve le chemin de Dieu. C'est l'occasion d'un rite majeur qui reconcilie les deux parties de la famille. La grand mere du bebe, cote maternel, est celle qui dirige la ceremonie car c'est elle qui est le plus fachee avec le gendre et sa famille depuis le jour du mariage ou elle a du lui donner sa propre fille et la dot. C'est un rituel encore tres en vigueur en Inde et au Sri Lanka.

Nikita est tellement belle avec ses yeux si serieux et ce sourire genereux comme un soleil.



Steph nous rejoint, Sara lui sort son discours de vente comme par automatisme.
On les quitte pour continuer notre ballade.
La plage, le village, et Goyam and Goyam qui nous accueille encore aujourd'hui, nous menent a la fin de la journee.







Le soir, on boit un verre au resto du lodge ou j'ecris, ou Steph lit et ou Maya papote avec tous ceux qui veulent bien s'interesser a elle.

17 oct. 2009

Inde- Goa Jour 2

Cafards de la taille de playmobiles, araignees geantes et velues, fourmis hallucinamment grandes et grosses... on se serait cru chez les Minimoys cette nuit.
Mais rien ne nous a autant fait tourne en bourriques que les Moustiques. Malgre la moustiquaire et le repellent, je n'en n'ai jamais vu ni de si gros ni de si coriaces...
Ca sert a quoi deja ces bestioles??

Petit dej au lodge, sous les arbres. On nous sert des pancakes "americains", du pain local et du the au gingembre, un regal.



Puis direction le tout petit village de Palolem en rickshaw, juste pour le plaisir des retrouvailles car c'est seulement a 20 minutes a pieds par la plage.

Et la a Palolem, ca y est. On y est! En vacances, en Inde. Ca y est.

Oublies la nuit mouvementee, les piqures et la claustrophobie. Palolem est un pur bonheur: quelques touristes de tous les horizons, des locaux adorables, des rues de terre et de sable, des bicoques, des echoppes bigarrees, des vaches sacrees, des chiens partout, des gosses a moitie nus qui sortent de nulle part, des klaxons de voitures, des klaxons de rickshaws et meme des klaxons de velos dans tous les sens. Ouais!!! On est de retour dans notre Inde bien aimee.











Un pecheur nous aborde et nous emmene a bord de son bateau pour un petit trip autour de l'"Ile". Il parle tout seul ou nous repete 50 fois la meme chose tres tres vite, il est marrant.







Retour sur terre et dejeuner de poissons tout frais peches, on se casse le ventre pour rien du tout au Goyam & Goyam.
On reste longtemps dans ce bar-resto de plage a l'ambiance incroyable ou tout est mele: hell's angels, familles, babas, bobos, locaux, latinos, israeliens, japonais... musique planante, le tout les pieds dans le sable,la mer a 2m. Le reve.





On fini par rentrer par la plage a Bhakti Khutir, notre lodge.
Plein de belles rencontres en chemin...



Il va pleuvoir.

Steph et Maya repartent en vadrouille, je dessine notre journee sur la terrasse a la lumiere des bougies et la pluie se met a tomber en trombe, le tonnerre gronde.
Je suis aux anges!



Apres une telle journee on aime tout et tout le monde! Tout est beau, sauvage, bordelique et serein a la fois. C'est tout ce qu'on aime!

16 oct. 2009

Inde- Accueil

En Inde tout est toujours une question de rencontre.
Avec les gens bien sur, mais aussi avec les lieux, avec le Temps, avec les circonstances,la pauvrete et la joie de vivre, les deceptions et les revelations...
Belle rencontre avec la Vie finalement.

A la sortie d'avion, a Goa, c'est une equipe medicale qui nous accueille avec masque et scanner cense detecter le H1N1... Loin de nous glacer, ces mesures nous rassurent, les Indiens prennent le virus au serieux... pas le choix nous dit quelqu'un: " on est plus d'un milliard, on ne peut pas se permettre d'etre leger".



Arrives au lodge, on nous met dans un bungalo temporaire, le temps que le "notre" soit pret.
Le lodge est litteralement enferme sous la vegetation d'autant plus luxuriante que c'est tout juste la fin de la mousson.
La premiere impression est positive; c'est meme tout ce dont on avait toujours reve: vivre dans la jungle...



Mais ca ne dure pas longtemps.
Je ne sais pas si c'est le manque de sommeil ou le stress de voyager en Inde avec un si petit bebe mais les attaques repetees des moustiques de la taille d'une guepe, les araignees partout, la crasse et surtout le manque total de lumiere naturelle nous abat. C'est que pendant la mousson toutes les habitations sont recouvertes de baches, branches et autres tissus a travers lesquels le jour ne filtre quasimment pas.
On etouffe mais on essaie de faire bonne figure, on verra ce que donnera "notre" chambre et en attendant, allons faire un tour!





Direction la plage en contrebas et le village donc.
A peine le pied pose sur le sable, on se fait assaillir par une horde de femmes: "Salut ca va? Vous venez d'arriver? Joli Bebe! Vous etes a quel hotel? C'est votre premiere fois a Goa? Viens voir mes bijoux/vetements/souvenirs, j'ai une hutte la bas. Plus tard alors? A quelle heure? Ok, promis, hein? Je m'appelle Lola/Sonia/Tabatha/Sarah...tu demandes apres moi, ok?!"
Elles nous donnent le tournis.
On voit a peine la plage du coup, et on rentre.

Sonia


Lola


Notre bungalow est pret, il est le seul a avoir ete construit en pierres dans ce lodge 100% ecolo.
On decide de rester au moins cette nuit, on verra le lendemain apres une bonne nuit de repos. On ne va quand meme pas aller au Cher-a-ton, quelle honte ce serait!!??
On s'ecroule tous les trois pour une sieste de ...7h30! On se reveille a minuit avec une Maya criant famine, puis on se rendort, jusqu'au lendemain matin.

Sortie au Wadi Tayeba

Aujourd'hui et apres presque 2 ans d'abstinence forcee, on a retrouve les wadis, ma bouffee d'oxygene aux Emirats!

Pas de blablas, juste des photos pour cette (re)prise de blog.

En route pour l'aventure: trois 4x4, 8 adultes et 4 enfants de 9 mois a 5 ans.


Conduite "a la bedouine"


Petit havre de paix


Petit rappel que le desert peut etre assez inhospitalier...


Franchissement facile


Rencontre avec les gardiens du troupeau de chevres. Ils vivent dans une maison de pierres entouree de palmiers qui pourrait presque faire oublier l'aridite de l'endroit. Ici ils nous offrent des dattes alors meme que nous venons de faire fuir leur troupeau a l'autre bout du wadi!


Maison typique des wadis.
Ceux qui l'habitent sont probablement des fermiers ou des bergers expatries venant du Pakistan ou d'Afghanistan travaillant pour des locaux qui eux vivent plus loin, en ville.
Pas d'electricite, un systeme d'eau courante simple et spartiate mais le calme, la nature sauvage et ...parfois le spectacle de touristes curieux, bruyants et ebahis.



On Re-spi-reeeeeeeee